La résistance extérieure

Les débuts de la Résistance française sont à placer en dehors du sol français. Elle commence en effet le 18 juin 1940 par l'appel lancé par le général De Gaulle, de Londres, sur la radio anglaise, la BBC.
Tirailleur de la colonne Leclerc
"Capitaine Michel" ou Michel Trotobas, membre fondateur du réseau Sylvestre Farmer

On estime que les faits de résistances en France ont concerné 1% à 1,5% de la population, et pourtant cette Résistance est très divisée.

On devrait en effet plutôt dire les résistances françaises.
On distingue en fait deux ensembles : une résistance extérieure et une résistance intérieure.

Ecouter l'appel du 18 juin

Cet appel marque la naissance de la France Libre. En juillet 1940, la France Libre ce sont seulement 7.000 hommes environ autour de De Gaulle à Londres.
Peu de colonies se rallient à la bannière de de Gaulle (l'AEF [Afrique Equatoriale Française], Tahiti, et la Nouvelle-Calédonie). Le reste de l'Empire français reste fidèle à Vichy.

Pour rajouter à la faiblesse de de Gaulle, la France Libre n'est pas reconnue par les Alliés comme un gouvernement en exil et, la France libre n'a pas de lien, pas de contact avec les premiers mouvements de résistance en France.

La résistance intérieure commence à se manifester par des actes isolés dès juillet 1940 (distributions de tracts, inscriptions sur les murs...).

Parmi les différentes organisations de la Résistance, on a coutume de distinguer les réseaux et les mouvements.

Un réseau est une organisation créée en vue d'un travail militaire précis (renseignement, sabotage, évasion de prisonniers de guerre et de pilotes tombés chez l'ennemi). Il est en liaison avec Londres, soit avec les services secrets anglais, soit avec le Bureau central de renseignements et d'action.

Un mouvement est un groupement «autonome» de R ésistance intérieure, mais qui, faute de moyens financiers, et pour ne pas être coupé des Alliés, doit utiliser des réseaux en liaison avec Londres et les Alliés. Il a pour premier objectif de sensibiliser et d'organiser la population.

Mais il ne faudrait pas imaginer la France tout entière répartie entre réseaux et mouvements. Les résistants actifs sont restés une minorité.

Le problème de tous ces mouvements de R ésistance jusqu'à la fin de l'année 1941, c'est qu'ils sont divisés, parfois concurrents, faiblement implantés dans les régions et globalement mal organisés.

C'est pour l'essentiel l'oeuvre de Jean Moulin, ancien préfet, rallié à la France libre, et envoyé par De Gaulle en France en janvier 1942. Jean Moulin assure dès juillet 42 le lien entre la France libre et la R ésistance intérieure.

Et le 27 mai 1943, Jean Moulin réunit sous l'autorité de de Gaulle l'ensemble des mouvements de résistants français au sein du CNR (Conseil National de la Résistance).

La mission de Jean Moulin s'arrête un mois plus tard : le 21 juin 1943 : il est arrêté, torturé par la Gestapo lyonnaise, et décède lors de son transfert en Allemagne juillet 1943.

La Résistance française, tant intérieure (les FFI, Forces Françaises de l'Intérieur qui accomplissent la libération de Lille) qu'extérieure (les FFL, Forces Françaises Libres qui libèrent le sud de la France), participe à la libération de la France aux côtés des Alliés.

 

Organisation des Résistances

La résistance intérieure

Organisation et unification de la résistance française