On compte 5 583 déportés (dont 3147 non rentrés). Le nombre de déportés dans le Pas de Calais est supérieur à celui du Nord à cause du poids numérique de la résistance communiste dans le bassin minier.

Néanmoins, la plupart des grandes vagues d'arrestations résultent de l'infiltration d'agents français de l'Abwehr. La pratique de la torture est systématique, quel que soit le service de police impliqué. Dans plusieurs cas, les démantèlements de groupes ou de réseaux résultent d'imprudences et de bavardages, mais aussi parfois de la trahison de l'un de leurs membres. Les motifs de trahison sont très variables : torture, peur de la torture, motivation crapuleuse (comme dans le cas du démantèlement de "Pat O'Leary").

Environ 18 000 personnes ont été arrêtées entre 1940 et 1944 pour faits de Résistance ou "menées communistes" dans le Nord Pas de Calais, par les polices françaises et allemandes.

On compte 921 fusillés, morts sous la torture ou abattus (dont les otages exécutés sans jugement) : 218 fusillés à la citadelle d'Arras, 68 à Bondues, 69 à Seclin...

L'histoire de la Résistance dans le Nord Pas de Calais est marquée d'une trace sanglante. La plupart des organisations ont été affectées par des vagues d'arrestations et par leurs corollaires meurtriers : torture, déportation ou exécution.

 

Les dangers

 

C'est l'appareil policier allemand , avec ses multiples tentacules (Abwehr, GFP, Sipo SD), qui assure l'essentiel de la traque et des démantèlements d'organisations de la Résistance. Cependant, la police française porte des coups aveugles en arrêtant des responsables à l'occasion de contrôles et les remet aux Allemands.

salle de torture de la GFP à la Madeleine
Exécution
Exécutions d'otages et déportations suite à l'assassinat d'un soldat allemand